Archambault Sainte-Foy 21 octobre

Je serai en dédicaces samedi le 21 octobre au Archambault de Place Sainte-Foy à Québec de 11 h à 13 h pour mon roman Hikikomori 🙂

Le grand manège littéraire, c’est beaucoup d’auteurs dans plein de succursales…

 

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La distance du narrateur ou le roman-hikikomori : tentative de compréhension d’une poétique du récit

Distance, quand tu nous tiens.

La véritable énigme dans le roman Hikikomori est l’origine de la distanciation de Marie face au réel — et la provenance du fait hikikomori.

On peut facilement établir un parallèle entre la distance éprouvée par le personnage principal (Marie) de Hikikomori et la distance du narrateur-réalisateur (« Coppola-fille », p. 11, Hikikomori) du film Lost in Translation (film préféré du protagoniste). Des étudiants l’ont fait.

Des étudiants en littératures m’ont aussi demandé en 2015, lors d’une conférence à l’Université Laval, à Québec : mais pourquoi Marie ne raconte-t-elle pas TOUT de son voyage? Pourquoi certaines rencontres sont seulement évoquées, et non pas racontées?

Lost in translation

Lost in translation

En dehors de la strate historique du Dit des Heiké (oeuvre qui m’a permis de réfléchir à notre société contemporaine), une des clés de lecture du roman est cette distance entre Marie et le monde dans lequel elle évolue. Celle-ci nous propose une vision du monde qui est disruptive, que le personnage vit et revit comme une étincelle. Car au moindre feu d’une émotion, Marie peut se fermer. Se replier. S’ouvrir, puis se fermer de nouveau. Comme un origami informe à déchiffrer entre les mains d’une enfant.

Loin de ses émotions, loin d’elle-même, Marie est une sorte d’hikikomori « dans sa tête » (p. 18). Les émotions poussées par le vent* s’insinuent néanmoins à travers la pierre du corps, perçant par moments. Et provoquant une minuscule étincelle. Répétée.

Bien qu’elle soit rebaptisée Mari par Kengo (« Vérité » en japonais), la distance de Marie perdure face au « réel », le monde en 3D, et ce, malgré la rencontre de l’Autre, de tous ces Autres, et du voyage. Et cette distance est et demeurera salvatrice pour le personnage, en toute fin du roman (la distance est désirée, souhaitée, dans ce contexte). Marie accepte donc sa dominance cérébrale, ce maturare (mûrir!, ce cri du coeur de M. Teste, de Valéry), si on peut appeler ainsi la dissociation qu’elle ressent par rapport à ses émotions (zénitude?), et sa propre analyse qui en découle…

Il faut savoir que le roman était plus long au départ. Nous avons fait le choix de retrancher une cinquantaine de pages pour créer ce rythme. La forme courte des chapitres est donc voulue, c’est une façon disruptive pour le lecteur de faire face au récit, à la musique, à l’étincelle, à l’histoire racontée de façon éclatée et partielle.

Le narrateur d’Hikikomori ne peut raconter que de cette manière, et cela impose donc une distance (forcée) du lecteur face au récit — l’histoire est alors à re-construire par le lecteur : que faire de ce qu’on vient de lire dans Hikikomori, au terme du voyage? Tout comme Marie peine à donner un sens à la mort de son frère, on demandera les mêmes efforts au lecteur. Et le roman devient lui-même roman-hikikomori (reclus/une unité fragmentée).

J’aime croire, au final, que ce roman est émotion. 

Le roman est émotion, et si son récit est disruptif, c’est que le fragment, lui, est étincelle.

* Ne maudit le vent, car il ne lui appartient de retarder ta chute. (Le Dit des Heiké)

Adaptation théâtrale FTUL 2017 : #Hikikomori

Adaptation du roman Hikikomori : une lecture professionnelle

« Hikikomori / FTUL 2017 » : l’événement Facebook

15 mars – mercredi – 19:00 – 15 $ * – Le Pantoum, 76 st-vallier ouest, Québec

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Josée à Shibuya ©

Présentation de l’événement par les auteurs de l’adaptation (Alexandre Bellemare et Stéphanie Jolicoeur)

Ce projet est, à l’origine, né de notre intérêt commun pour la culture japonaise et ses produits culturels. De cette appréciation est naturellement né un questionnement vis-à-vis des problèmes sociaux que le foisonnement de cette culture occasionne. Le phénomène d’Hikikomori, quoiqu’issu de l’Asie, où il fait des ravages, s’étend maintenant de plus en plus et de manière indéniable, jusqu’en Amérique du Nord.

Hikikomori est une adaptation du roman éponyme de Josée Marcotte (2014) qui raconte l’histoire d’une Québécoise qui voyage au Japon pour comprendre le phénomène d’Hikikomori qui a touché sa famille au Québec.

DÉROULEMENT
19h Lecture du texte en chantier
19h45 Discussion

COÛT * Attention : vous devez commander votre passe sur Internet avant la représentation!
15$ avec la passe du FTUL, les sièges c’est premier arrivé, premier servi pour Le Pantoum. La passe vous permet d’assister à la programmation complète du FTUL.
Pour acheter votre passe : https://lepointdevente.com/billets/ftul.

INTERPRÈTES
Ariane Bellavance-Fafard
Paul Fruteau de Laclos
Marie-Pier Lagacé
Amélie Laprise
Guillaume Pepin

AUTEURS
Alexandre Bellemare
Stéphanie Jolicoeur

Les duos de Choeur(s) au Mois de la Poésie 2017

À Québec, le 6 mars 2017, 20:00.

Les duos s’invitent dans des salons, l’événement Facebook

Une initiative du Mois de la Poésie et des Productions Rhizome!

Poètes : Roxane Desjardins, Hélène Dorion et Josée Marcotte.
Artistes sonores : Marc Doucet, Chantal Dumas et Mirianne Roublard.

duos

Présentation – Productions Rhizome :

Dans le ventre de notre machine à présences poétiques Choeur(s), une installation interactive développée au début de l’année 2014, nous trouvons neuf textes originaux et leurs neuf auteurs auxquels, à chacun, est associé un artiste audio ayant composé spécifiquement une pièce. La machine utilise comme matériau sonore la bande de l’enregistrement du texte lu par son auteur. Ladite machine migrera bientôt sous la forme d’une application numérique de Poésie tactile.

En août 2016, trois nouveaux duos ont été formés en vue de se joindre aux neuf autres déjà présents dans cette machine de poésie tactile. À l’occasion du Mois de la poésie, deux de ces néoduos toujours inédits sortent de la machine pour vous révéler en personne le fruit de leur collaboration, et ça, dans le confort d’un salon. Rhizome s’invite donc au Mois de la poésie! Roxane Desjardins (les obstacles), Hélène Dorion (L’oranger de Cézanne) et Josée Marcotte (la liste) ont composé un texte spécialement pour le projet Choeur(s) (soit l’installation ou la version numérique), ce qu’ont fait à leur suite Marc Doucet, Chantal Dumas et Mirianne Rouillard avec une pièce sonore originale.
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Les billets seront disponibles en ligne le matin même de l’événement, dès 8 h, au https://lepointdevente.com/billets/moisdelapoesie2017. L’adresse du salon sera transmise par courriel aux personnes qui auront réservé leur billet.

https://lepointdevente.com/billets/bpo170305002 (Chez Juliane)
https://lepointdevente.com/billets/bpo170306003 (Chez Marine)
https://lepointdevente.com/billets/bpo170306004 (Chez Simon)

Une contribution volontaire entre 10 et 20 $ en argent comptant sera suggérée à l’entrée. Des traces d’animaux domestiques pourraient être contenues dans l’appartement hôte du spectacle.

Entrée : 19h30

Mon entrevue à MAtv : roman Hikikomori

Émission télé Tout le monde tout lu! mangas

En 2008, en France, on a vendu 12,4 millions de mangas. Certes, en France, ce n’est pas un genre marginal. Au Québec, même si nous retrouvons des mangas dans toutes les bonnes librairies, l’engouement pour ces bd de poche n’est pas aussi développé. Toutefois, le manga, ou bande dessinée japonaise, est un phénomène culturel et éditorial qui a influencé l’imaginaire occidental et oriental. Que ce soit au cinéma, dans les jeux vidéos ou à travers la culture «geek», le manga a colonisé l’esprit de toute une génération. Avec Josée Marcotte, auteur du roman «Hikikomori», qui traite du phénomène des jeunes qui s’enferment dans leur chambre et jouent à des jeux vidéos jusqu’à en mourir et Robert-Louis Millin, propriétaire du Manga-Thé, librairie de mangas et salon de thé, que nous avons invité à titre de spécialiste du genre.

Diffusion : MAtv (Vidéotron)

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Rendez-vous littéraire d’auteurs de l’Acadie et du Canada français (Nouveau-Brunswick)

Dans le cadre de son vingt-cinquième colloque, l’Association des professeurs des littératures acadienne et québécoise de l’Atlantique (APLAQA) vous invite à une soirée de lecture

Vendredi, 23 octobre 19h30

Saint John Theater Company Studio 112, rue Princess

Admission : Gratuite

AUTEURS PARTICIPANTS :

Deni Béchard, Québec

Rose Després, Acadie

Éric Kennedy, Acadie

Josée Marcotte, Québec

Jérôme Melançon, Alberta

Laurent Poliquin, Manitoba

Monique Proulx, Québec

Yves Vaillancourt, Québec

RV-NB

2 journées de rencontres prévues en classes universitaires et à la bibliothèque publique francophone les jeudi 22 et vendredi 23 oct. :

un grand merci à Louis BélangerPatrick Bergeron et leur équipe pour cette superbe invitation!

Ce sera l’occasion de discuter d’imaginaires de fin du monde (oh joie!), mondes virtuels, jeux vidéo, Hikikomori (2014), processus narratifs et créatifs, Internet, sous-culture japonaise, mythes, Amazones (2012), geek, féminisme…

hikikomori

 

 

l’installation Chœur(s) — machine à présences poétiques

— Une machine à présences poétiques qui s’appelle Choeur(s)?

— Oui, c’est comme des hologrammes, neuf en tout, avec son, vidéo, et un dispositif numérique qui fait interagir les présences entre elles et avec le public.

— Ok… Et tu es dedans?

— Mon hologramme y est. On le reconnaît facilement, il tient un iPad dans ses mains au lieu de feuilles de papier…

*

À l’initiative des Productions Rhizome, j’ai eu la chance d’en faire partie, avec des poètes que je respecte et j’admire (au total, sept artistes du Québec et deux de la Belgique). Psst, le premier à gauche c’est Jean-Marc Desgent!

Capture d’écran 2015-09-16 à 19.19.16

Chaque poète est jumelé à un artiste sonore :

Annie Lafleur, poète / Meriol Lehmann, artistes audio

Josée Marcotte, poète / Miriane Rouillard, électroacousticienne

Marc-Antoine K. Phaneuf, poète / Simon Elmaleh, musicien et électroacousticien

Alexis Lussier, poète / Mathieu Campagna, compositeur et concepteur sonore

Hervé Bouchard, romancier / Stephan Ink, concepteur sonore

Jean-Marc Desgent, poète / Gauthier Keyaerts, composition, création sonore

Sebastian Dicenaire, poète / Martin Tétreault, platiniste

Werner Moron, poète et performeur / Érick d’Orion, artiste audio

Simon Dumas, poète / Philippe Franck, musicien électronico-analogue

L’installation Choeur(s) sera présentée du 8 au 18 octobre 2015 à la nouvelle Maison de la littérature de Québec dans le cadre de la programmation du festival Québec en toutes lettres. L’installation voyagera ensuite en Europe à l’automne.

Événement Facebook